Ressources humaines : « La vidéo a toujours rythmé EnjoyB »

Olivier Daniel est le fondateur de la start-up EnjoyB. Elle est spécialisée dans les ressources humaines.

Dans le nom de la marque le B permet la contraction de « Enjoy = apprécier » et « job = boulot » plutôt bien vue pour une jeune pousse qui affiche un dynamisme sans pareil sur les réseaux sociaux ! Olivier Daniel est revenu avec nous sur son parcours et la naissance d’EnjoyB. Dans une courte vidéo, nous lui avons posé une question sur l’électronisation de son secteur. A votre avis peut-on vraiment parler de E-RH ? Sa réponse dans la vidéo à paraître prochainement. Le Blog Actu Ouest est participatif, n’hésitez pas à proposer un article !

 

Présentez-vous !

J’ai créé EnjoyB il y a 5 ans, après une dizaine d’année en tant que salarié sur des missions de communication.

Commençons par le début : après une licence de doit, j’ai poursuivi mes études par un master en communication. Pendant mes études, j’ai été intermittent du spectacle comme comédien sur Nantes et j’ai fait beaucoup d’interventions pour les entreprises (théâtre et films). Du théâtre d’entreprise, du film d’entreprise…
Après mes études, j’ai pris un chemin plus « conventionnel » et j’ai travaillé 4 ans en agence de communication. Beaucoup de communication interne : animation d’événements d’entreprise, de tables rondes… tout ce qui est vraiment lié au fonctionnement interne de l’entreprise. Et après, j’ai intégré un cabinet RH, où j’ai travaillé 4 ans. Spécialisé dans l’accompagnement de groupes industriels, les dirigeants avaient envie de créer un pôle communication pour relayer toutes les actions RH. J’accompagnais donc les DRH de ces grands groupes, sur ce type d’enjeu en communication RH interne… et très souvent sur des enjeux sociaux. Parallèlement, j’ai monté des modules de formations sur l’emploi, pour les jeunes diplômés, parce que je trouvais qu’il y avait un fossé assez important entre les pratiques de la réalité du monde du travail, et les enseignements qui étaient dispensés aux étudiants. Il y avait et il y a toujours un écart entre l’attente des recruteurs, l’attente des employeurs et celle des chercheurs d’emplois. J’ai dispensé cette formation dans les différentes écoles et je continue de le faire.

 

Vous avez ainsi fondé EnjoyB il y a 5 ans suite à ces expériences mais c’est quoi l’activité au départ ?

 

Historiquement, EnjoyB c’est un site de diffusion d’offres d’emploi. La base du discours d’EnjoyB, c’est de rappeler aux entreprise que les actions de recrutement sont des actions de com’. Très souvent, si on dit que les sites d’emploi ne font plus leur métier, ne sont plus efficaces, c’est justement parce qu’eux aussi perdent cette notion de vue :  ils en font une gestion de data plus qu’un travail de com’, de diffusion, de visibilité, d’attractivité. Notre travail c’est de la diffusion : diffuser les offres d’emploi au bon moment, auprès des bonnes personnes. Pour cela on va donc travailler l’offre différemment en fonction de la typologie des personnes que l’on veut toucher.

Et puis, il y a 2 ans et demi, dans la continuité de cette vision de « communicant », on a développé une forte innovation mobile. Mettre à disposition des entreprises un outil qui permettent de faire des offres d’emploi, une vraie annonce et pas juste une fiche de poste aseptisée. Il y a plein de choses que vous pouvez présenter en recrutement en utilisant un outil qui a plus d’impact en termes de communication : la vidéo. Il y a plein de sujets qui peuvent être traités grâce à elles sans forcément nécessiter de prestataires extérieurs, ou de mobiliser des compétences externes, ou même internes spécifiques.

 

Une application mobile a été lancée ensuite ?

 

On a développé une application mobile qui permet de compiler, de créer instantanément un contenu vidéo ultra qualifié et qui répond à un objectif opérationnel précis de la boîte, et dans le cas présent, c’était vraiment vers le recrutement, parce que c’était la suite logique d’EnjoyB. Et depuis, on a ouvert l’application sur des enjeux de communication un peu plus large qui touchent eux aussi à la marque employeur. On livre notre technologie au client et ça devient la sienne, mais pour répondre à des enjeux opérationnels vraiment dédiés à l’entreprise, très souvent orientés vers de la com’ interne : valorisation de collaborateurs, témoignages, formation, événements….

 

L’entrepreneur a une idée, il pense toucher un nouveau marché. Qu’est ce qui a été déclencheur dans le lancement de l’entreprise ?

 

Alors c’est une bonne question. Honnêtement, je ne sais pas. Je n’ai pas eu de révélation. C’était plus une envie personnelle. En fait, à chaque fois, dans toutes mes activités professionnelles, je n’arrivais pas à trouver le bon équilibre entre ce qui me plaisait dans ce que je faisais. Alors que objectivement, tous les métiers que je faisais… voilà c’était plutôt agréable ! Mais je continuais de créer mes projets artistiques. Je me disais : « je pense que je peux plus efficacement lier les deux » EnjoyB, c’est venu de là. Les offres d’emploi, c’est parce qu’il y a une demande et c’était un bon tremplin suite à mon passage en cabinet RH. Et il y a toujours eu de la vidéo dans ce projet, on a d’ailleurs une websérie qui nourrit le site et qui dévoile un plus l’état d’esprit qui anime les équipes EnjoyB. J’ai donc lié les deux. La vidéo a toujours rythmé EnjoyB.

 

Comment l’entreprise a-t’elle évolué ?

 

Alors tout doucement. J’ai créé la société tout seul en 2013. En fait, j’ai attendu pendant un an. On a de la chance, on est dans un pays où on peut faire ça. Donc pendant un an, j’ai attendu de voir si le marché allait prendre. En fait, quand j’ai créé EnjoyB, tout le monde m’a dit « ça va pas marcher, c’est de la merde ». En un an, j’ai pu voir qu’il y avait un vrai répondant, une vraie demande : ce qui fait la différence, et encore plus aujourd’hui, c’est la manière dont on fait son métier. Les entreprises veulent s’appuyer sur le travail que fait EnjoyB, car on travaille à contre courant, avec une très forte implication pour nos clients. On est les seuls à aborder notre secteur ainsi. Quand on va sur notre site, on a une dizaine d’offres d’emploi…. le premier réflexe client est donc de se dire que cela ne marche pas. Mais c’est juste qu’on n’a pas un positionnement orienté data mais plus qualitatif, avec des démarches ciblées. Parce qu’avoir une boîte qui ne marche pas depuis 5 ans c’est impossible, tout comme on est reconnu comme un acteur réputé par des magazines indépendant comme les « décideurs » qui nous fait figurer parmi les meilleurs jobboards depuis 2016.

Quel constat alors à ce moment là ?

 

J’ai vu que cela prenait. En 2014, j’ai quitté définitivement mon travail de consultant pour être sur EnjoyB à temps plein. J’ai intégré une première personne en 2014. D’abord en prestation. Pour travailler sur des enjeux en Webmarketing. Et moi, je développais un peu plus commercialement.
En 2015, j’ai eu des premiers salariés en développement web. Pendant deux ans, 2015, 2016, on était trois.
Et puis, 2016, 2017 et 2018, j’ai un peu plus accéléré. Les choses se passaient bien. En 2017, les premiers commerciaux arrivent. Des développeurs web et mobile qui correspondent à la sortie de notre techno mobile vidéo. Et puis 2018 : on est huit maintenant. Cette croissance est facilitée grâce à différents soutiens : comme Initiative Nantes, Réseau Entreprendre ou BPI.
 Il y a 2 ans, on était tout seul sur le marché. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de concurrents.

 

Il y a eu des difficultés à surmonter ?

 

En fait, les difficultés, elles sont surtout psychologiques. On fait le yoyo émotionnel tous les jours. Certains jours on se dit « ah je vais être Bill Gates. Ça marche vachement bien. » Et le lendemain on se dit «  pffff je suis au fond du sac, ça ne marche pas. Je n’y arrive pas ». Donc, ça c’est le plus dur. De rester droit dans ses baskets. Le fait que j’ai bossé dix ans avant, cela apporte de la maturité. Je pense que certains jeunes créent des boîtes et s’emballent un peu car c’est un peu la mode de l’entreprenariat. Ils se prennent cette réalité de plein fouet. Il suffit qu’un client/prospect leur dise, « mais c’est pourri ce que vous faites« , cela te détruit moralement. Alors qu’il faut prendre le recul pour mieux accueillir la critique, qu’elle soit positive ou négative.
On est dans un pays où c’est très facile de créer une entreprise. En revanche c’est très très dur d’aller chercher du financement pour financer la croissance. Et ça, c’est un job à temps plein. Et c’est pas mon premier talent. Et quand tu cumules ça, avec faire vivre la structure, c’est compliqué. Il y a aussi une question de chance, une question de timing marché, de tomber sur les bonnes personnes. Les périodes les plus stressantes pour moi, c’était celles-ci.

 

Est-ce que vous avez d’autres besoins ?

 

Non pas particulièrement. Il ne faut pas s’isoler. Surtout quand on fonde tout seul. On a personne avec qui partager. (Et puis à un moment, ma femme ne peut pas entendre parler d’EnjoyB pendant 1.000 ans : il y a un seuil critique à ne pas dépasser.) C’est la force des réseau comme Réseau Entreprendre. On se voit pendant 2 ans. On rencontre d’autres chefs d’entreprises qui ont les mêmes problématiques, avec qui on échange.

 

Enjoy, à court, moyen et long termes. Quelles perspectives ?

 

C’est de la conquête. On est en croissance. Je ne cherche pas le monopole du marché. Mon objectif, c’est qu’EnjoyB soit le référent. Il y a plusieurs acteurs mais si les entreprises veulent la solution la plus aboutie, la plus solide, ils bossent avec nous. Le référent c’est EnjoyB. On a des enjeux internationaux pour 2019. On continue d’asseoir notre présence française mais on travaille avec des grands comptes qui ont aussi des enjeux à l’international.

 

Informations

contact(at)enjoyb.fr

02 85 52 40 46

 

 

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